LE VILAIN PETIT CANARD

LE VILAIN PETIT CANARD


Ma naissance


Mon histoire à commencé le vendredi 22 décembre 1972. C'est en effet ce jour là que j'ai décidé de pointer le bout de mon petit nez. Je crois, aujourd'hui, qu'à ce moment déjà je n'avais pas envie de faire les choses comme tout le monde le voulait mais plutôt comme j'en avais envie. Il faut bien signaler que ce n'était pas du tout à cette date qu'on m'attendait, mais seulement en février...C'est vous dire...D'ailleurs pendant ma jeunesse j'ai souvent entendu ma mère ressasser le fait qu'elle avait été "obligé" de passer les fêtes de Noël à la maternité à cause de moi. Déjà là il y a de quoi se demander si j'ai été conçue par désir réciproque de la part de mes parents??? D'autant que tout le monde le sait, un enfant enregistre beaucoup plus les choses négatives et répétées qu'il entant à son égard. C'est pour cette raison que j'ai souvent pensé que ma mère ne m'avait pas réellement voulu. Parce que même si c'était une forme d'humour de sa part, le fait de d'entendre cette histoire si souvent, cela à réussi à me mettre dans le doute...


# Posté le vendredi 21 novembre 2008 08:11

Modifié le dimanche 30 novembre 2008 18:57

Ma jeunesse

Je grandis, les années passent et les petits problèmes commencent à faire leurs apparitions au C.M.2. Rien de bien grave en soi mais qui peuvent être frustrant pour une enfant. A l'école tout se passe bien dans l'ensemble pour le moment. Quelques uns de mes camarades me titillent de plus en plus sur ma façon de m'habiller, d'autres sur ma coupe de cheveux. Pour ce qui est de mes vêtements, c'est vrai que je regardais les autres filles avec envie et jalousie. J'aurais aimé que ma mère me propose de passer un samedi après-midi en ville pour que nous choisissions ensemble quelques fringues plus à la mode, mais la rengaine était toujours la même:
«Tu as vu toutes les piles de dossiers que j'ai a finir pour lundi?»
Effectivement, à cette époque, la table de la salle à manger ressemblait plus à un bureau qu'à une table pour repas familiaux!
Concernant ma fameuse coupe de cheveux, là aussi j'ai demandé à ma mère qu'elle m'emmène chez le coiffeur. Il faut quand même savoir que mon coiffeur attitré était mon père, ce qui veut dire «frange escalier» et moquerie de tout le monde dans la cour de l'école. Cela pouvait encore passer quand j'étais à la maternelle, mais à l'approche de la 6° c'était catastrophique. Heureusement pour lui, et surtout pour les autres, il n'en a jamais fait son métier!!! Ma mère a donc accepté de m'emmener avec elle chez son coiffeur, mais, déception, pas le droit de choisir moi-même ma coupe. Résultat, super coupe bizarre, brushing de grand-mère, youpi!!! Mais pas question de râler ou de dire quoique ce soit sinon je savais très bien que la prochaine fois, il n'y aurait rien du tout. Quelques temps plus tard, un mardi soir, je reviens à la charge concernant mes vêtements et mes chaussures. Je ne sais pas pourquoi mais je m'attendais à la réponse:
«Je bosse toute la semaine et le weekend j'ai envie d'être tranquille. Et en plus tu sais bien que je me farcis tout le ménage le samedi!»
Qu'à cela ne tienne, le lendemain, mercredi, je me mets au ménage à fond. Quand je dis à fond ça veut dire aspirateur, laver les sols, faire les vitres, poussières sur et sous les moindres petits bibelots & compagnie, et pour finir gâteau au chocolat. Je dois bien reconnaître qu'il n'y avait pas gamine de 10 ans plus fière que moi ce jour là. L'exploit était d'autant plus grand que j'avais réussi à motiver mon petit frère pour me donner un coup de main. Exploit car à cette période il était impossible de le décrocher de la télé. J'attendais donc avec impatience l'arrivée de mes parents pour voir leur réaction. Mon père est arrivé le premier et après avoir fait le tour de la maison avec nous, il nous a dit à quel point il était fier et était pressé de goûter au gâteau. Puis ma mère est rentré.
«Quelle journée de merde, y a encore eu ça et ça et ça au boulot, etc, etc,etc....j'en ai marre je suis claquée!»
J'ai pris mon courage à deux mains et j'ai été dire à ma mère tout ce que mon frère et moi avions fait ce jour-là. J'étais très contente jusqu'à ce qu'elle me réponde:
«C'est quand même la moindre des choses que vous foutiez un peu quelque chose vous aussi. Après tout je ne suis toujours au boulot ce n'est donc pas moi qui sali le plus ici!»
Et d'un seul coup, elle explose:
«Mais qu'est-ce que c'est que ça? Qui a fait ça?»
En faisant la poussière, j'avais cassé un petit bibelot.
«T'as vu maman j'ai aussi fais un gâteau au chocolat...»
«Merci c'est super sympa de penser à mon régime! De toute façon tout le monde s'en fout ici!!!»
Moi, sans me démonter:
«Comme le ménage est fait et que tu n'auras pas à le faire samedi on pourra aller en ville?»
«Avec toutes les emmerdes que j'ai au boulot je vais encore avoir du travail tout le weekend alors j'ai autre chose à foutre que d'aller me promener!!!»
Youpi. Je suis dégoûtée et je vais me coucher sans même goûter au gâteau au chocolat, de toute façon je suis punie à cause du bibelot.
Le dimanche suivant, nous sommes invités chez le frère de mon père pour le repas de midi. Je suis contente d'aller voir ma cousine. Tout le reste de la semaine et pendant le trajet jusque chez eux, ma mère ne fait que râler car elle n'aime pas son beau-frère. Elle répète sans arrêt que c'est un con, qu'il est chiant et que c'est un gréviste fainéant de la S.N.C.F. Je ne comprends pas tout ce que ça veut dire à mon âge, mais je me mets dans la tête qu'il est con. A force d'entendre toujours la même chose, ça fini par rentrer. Après le repas, nous allons jouer dans la chambre de ma cousine. Elle me montre tout l'argent qu'elle a dans sa tirelire. Je me mets à m'imaginer les chaussures et les vêtements que je pourrais m'acheter si j'avais aussi de l'argent. Fini les moqueries à l'école. Et là, sans même y réfléchir je mets une partie de l'argent dans ma poche. Sur le trajet du retour, j'ai voulu compter l'argent que j'avais en poche. Mes parents ont entendu le tintement des pièces et m'ont aussitôt assailli de questions. De peur, j'ai fini par avouer, mais sans leur donner la vrai raison qui m'avait pousser à faire ça car je savais que si je le faisais, ma mère aurait piqué une crise. Quand nous sommes arrivés à la maison, j'ai dû monter dans ma chambre et mon père est monté me donner «sa punition».
Je n'ai jamais compris pourquoi mon père me «punissait» à sa façon. Nous n'en avons d'ailleurs jamais reparlé de ces fameuses «punitions». Je me souviens que j' appelais ma mère de toutes mes forces pour qu'elle monte et qu'elle mette fin à ses «punitions» horribles, mais elle n'est jamais monté.
A l'école il y avait besoin de parents accompagnateurs pour aller à la piscine le samedi matin. J'ai posé la question à ma mère, mais là encore, trop de boulot et autre chose à foutre. C'est mon père qui nous accompagnera toute l'année. C'était trop génial il fait rire tout le monde dans l'eau. Mes copains et mes copines sont dingues de mon père. Ils trouvent que j'ai trop de chance.
A la fin de l'année, notre maître nous informe qu'il a besoin de l'aide des parents pour mettre les activités de la kermesse en place. Je pose donc la question à mes parents:
Mon père : «D'accord, je viendrais vous aider à mettre tout le matériel et les stands en place samedi matin»
Ma mère : «Certainement pas non! J'ai autre chose à foutre et j'les connais pas ces gens là!»
Je me demande même qui ma mère connaissait dans notre patelin quand j'étais gamine car elle ne voulait jamais voir personne, même quand ça sonnait à la porte c'était toujours
«Va ouvrir» ou «Qui c'est qui va ouvrir?» ou alors «Oh c'est qui ça encore?»
Même les potes ne venaient pas sonner.
Bref, revenons à cette fameuse kermesse. Mon frère et moi, avons passé la journée sur place avec notre père. Puis, l'après-midi, c'était spectacle et jeux. Au moment de se mettre en place pour le spectacle, je regardais de tous les côtés pour apercevoir ma mère. Je l'attendais avec impatience, trop fière de lui montrer ma danse. Le spectacle est terminé, elle n'est pas venue.....

# Posté le samedi 29 novembre 2008 20:23

Modifié le dimanche 30 novembre 2008 18:58

Mon adolescence

Ca y est, je suis en 6° et je n'aime pas ça du tout. J'ai des profs chiants. Mais je me suis découvert une passion pour la Gymnastique Rythmique et Sportive. Mes parents m'ont autorisé à m'y inscrire le mercredi après-midi. Tous les mercredis je me rends à vélo à la G.R.S. dans mon collège car mes parents travaillent tous les deux et personne ne peut m'emmener. Au bout de quelques mois d'entraînement, première représentation. Je demande à mes parents de venir me voir le samedi après-midi. Ma mère à trop de boulot, c'est mon père qui m'emmène et qui regarde le spectacle. Quelques mois plus tard, c'est une compétition départementale qui se déroule à Niedermoschwihr. J'ai vraiment envie que ma mère vienne. Toutes les mères des copines y vont à chaque fois. Je lui pose la question, en vain. Trop loin, trop de boulot. Mon père veut m'accompagner. Je refuse et j'y vais avec la mère de ma copine. Je suis déçue, je perds les qualifications. Une semaine après, malgré l'insistance de ma prof qui ne veut pas que je quitte son équipe, j'abandonne. Je ne mettrais plus jamais les pieds à la G.R.S.
Tous les samedis matins je fini à 11h00. J'attends désespérément qu'un jour dans la voiture qui vient me chercher il y ai ma mère. Une fois c'est mon père, une fois c'est mon oncle, mais j'attends toujours ma mère...
Ce weekend, nous allons à l' Océade. Génial. Mon frère et moi, sommes impatients d'y être. On adore l'eau, les toboggans et avec notre père on s'éclate comme des fous. Ma mère ne sera pas de la partie. Trop de boulot.
Il y a aussi les fêtes foraines, Europa Park, le ski, le cinéma . A chaque fois c'est de la rigolade et comme toujours, où est ma mère? Elle n'a jamais partagé aucune activité avec nous. Alors quand ce ne sont pas les activités, c'est tout le reste, orthodontiste, dentiste, docteur, réunion parents/profs, me chercher au collège, faire de temps en temps un petit resto à deux (ça c'est le vendredi avec papa, hum trop bon les baolétas!) etc, etc, etc...
Si encore ça s'arrêtait là, mais le pire pour moi, c'était l'opinion de mes copines. Aucunes d'entre-elles n'a jamais été assez bien pour ma mère. Les copains et les copines ne venaient plus nous chercher à la maison mon frère et moi. Les surnoms de ma mère dans le quartier étaient le tyran, la sorcière ou le bouledogue. C'est tout dire!!! Tout le monde évitait de venir chez nous car à chaque fois elle était agressive avec tout le monde. Par contre quand mon père me disait de chercher telle ou telle copine pour partir en activités avec nous, elles étaient folles de joie.
Puis, plus tard, j'ai eu un petit ami. Au bout d'un moment, voyant que ça devenait sérieux, ma mère est venue me parler. Elle voulait que je vienne la voir au cas où j'aurais besoin de prendre la pilule, pour qu'elle m'accompagne chez son gynécologue. Cela faisait des années qu'il fallait qu'on se démerde sans elle et là, tout à coup, elle était là. Et bien j'ai fais ce qu'elle m'avait toujours appris, vivre sans elle, et je me suis débrouillé toute seule. Je lui ai appris par lettre que je prenait la pilule. Elle n'a pas du tout apprécié. C'est d'ailleurs le cruel dilemme depuis toute ces années, c'est de toujours devoir ménager Madame. Si on lui demande quelque chose, c'est:
«Quand est-ce qu'on va me foutre la paix et que je pourrais enfin penser à moi?»
Et quand on se débrouille sans elle et qu'on ne lui demande rien, comme elle le veut, c'est:
«Pourquoi on ne me dit jamais rien à moi? Tout se fait toujours dans mon dos!»
C'est un cercle vicieux et sans fin.

# Posté le samedi 29 novembre 2008 20:26

Modifié le samedi 29 novembre 2008 22:44

Ma première vie de femme

Ca y est, je pars de la maison. Je suis contente de voir que les relations avec ma mère ont enfin changé. Un coup je l'appelle, un coup elle m'appelle, et ça au minimum tous les deux jours. Les années passent et un petit garçon vient rejoindre notre petite famille. C'est super. Mais, un weekend, le téléphone sonne, c'est ma mère:
«Ecoute il faut que tu viennes à la maison, ton frère a eu un accident de moto. Il me fait chier celui-là, juste quand je dois partir en vacances!»Waouh. Le choc. Qu'est-ce qu'il a ? Comment il va? Je me mets l'estomac à l'envers pendant tout le trajet. Quand j'arrive, ma première vision, c'est la moto...explosée...Je pleure, j'ai peur. Mon père vient tout de suite à ma rencontre et me rassure, mon frère va bien. Quelques plâtres, clavicule out, mais entier! Arrive ma mère en hurlant:«Il me fait chier, je dois partir en vacances en plus merci le cadeau d'anniversaire» Finalement, en plus du boulot, et du bébé, je viens tous les jours donné à mangé à mon frère. Il ne peut pas bouger et ne peut donc pas manger seul. Mais ce n'est pas grave ça ne me dérange pas, au contraire, j'adore mon frangin et il est entier! Plus tard, j'apprends que je suis enceinte d'une petite fille. Génial, je suis super contente. Mais, les choses ne vont pas tarder à changer, et c'est la séparation d'avec leur père. Je suis perdue, je ne comprends pas ce qui m'arrive. Je vais souvent voir mes parents et mes amis pour éviter la déprime. Malheureusement j'ai l'impression de revenir en arrière. Ma mère n'est pas souvent là, car elle est souvent chez son amie en Bretagne. Je me fais une joie chaque fois qu'elle appelle pour me dire qu'elle vient prendre un café. J'ai hâte de lui parler de ce qui m'inquiète pour qu'elle puisse me réconforter un peu. Mais à chaque fois, quand elle arrive, son amie est collée à ses baskets et on ne parle toujours que des problèmes de cette femme. La pauvre!!! Plus moyen de se voir seules toutes les deux. Le père de mes enfants et moi-même décidons de nous remettre ensemble pour refaire un essai. Mais, ça ne marche pas. Rien n'est plus comme avant, car il a quelqu'un d'autre dans sa vie. Il passe le soir de temps en temps pour voir les petits. Puis, un soir, je suis plus mal que d'habitude et c'est le dérapage. D'après ce qu'il me dit, ça ne se passe pas bien avec sa petite amie et il ne veut pas continuer avec elle. Il me prends dans ses bras, me câline et nous finissons par passer la nuit ensemble. J'étais contente, je croyais qu'on pourrait faire un ultime essai.
«Pourquoi tu t'habilles déjà?»
«Ma copine m'attends, il faut que j'y ailles parce que j'ai réfléchi et je ne veux pas la perdre.»
Stupéfaction, horreur, tout s'écroule autour de moi! Je n'y comprends plus rien, je suis vexée, fâchée et je me sens humiliée, trahie, salie. J'ai l'impression qu'il à violé mon coeur et mon corps. Je le déteste et je vais lui faire payer.Un jour, j'appelle ma mère car j'ai besoin de parler et j'ai surtout besoin de réconfort. Elle me dit que chez sa copine ça ne va pas fort non plus et qu'elle me verra à son retour car elle repart en Bretagne pour lui apporter son soutien. J'en ai marre qu'elle ne m'écoute pas . Je l'appelle au secours mais elle ne m'entends pas, elle n'a jamais le temps pour moi. Et à ce moment précis, je lui en veut, je la déteste car j'ai l'impression qu'elle fait exprès de ne pas m'entendre. Je déteste les hommes, et c'est à ce moment précis que je tout se mélange dans ma tête et pour être sûre qu'elle va m'entendre et qu'elle souffre autant que moi, je lui dit qu'une nuit, le père de mes enfants m'a violé!.....J'ai honte. Je vais chez ma vieille voisine d'à côté pour voir si son petit-fils est là. Il est là et vient boire le café chez moi. Christophe est le petit-fils de ma voisine, il a 20 ans et nous avons sympatisé il y a quelques temps. Je lui raconte ce que j'ai fait. J'ai honte. Il me dit que ma réaction est normale mais qu'il faut que je rétablisse la vérité au plus vite. Chose que je n'ai pas fait dans l'immédiat car j'ai vraiment trop honte de ce que j'ai raconté, mais en même temps, je leur en veux tellement à tous les deux (ma mère et le père de mes enfants). Ils m'ont tous trahi à un moment ou à un autre à leur façon. Ma mère qui n'a jamais rien vu ni entendu et qui n'était jamais là quand il le fallait. Le père de mes enfants qui m'a trahie et humiliée cette nuit là. Je leur faisaient payer à tous les deux en même temps.

# Posté le samedi 29 novembre 2008 20:27

Modifié le mardi 29 septembre 2009 07:54

Ma deuxième vie de femme

Puis, les choses ont commencé à se calmer. J'ai rencontré quelqu'un et j'ai pu recommencer à vivre. Enfin c'est ce que je croyais. Ce monsieur, que j'appellerais « BP» (comprenez Beau Parleur), à réussi dans un premier temps à me divertir et me faire oublier mes petits soucis. Ce n'est que plus tard, beaucoup plus tard, que je finirais par apprendre tout ce qu'il avait fait dans mon dos. Menaces téléphoniques, rayures de ma voiture, etc,etc en se faisant passer pour le père de mes enfants. Toute une magnifique mise en scène pour me foutre la trouille et me faire quitter ma région pour m'installer avec lui près de sa famille, à l'autre bout de la France. C'est d'ailleurs ce que j'ai fait. Là, une année entière de merde à commencé. Au bout d'un petit moment, voyant que ma vie ne ressemblait à rien et que toutes les promesses que m'avait faites «BP» n'étaient que du vent et pire encore, je téléphone à mon père pour lui annoncer mon intention de rentrer en Alsace avec les enfants. Et là, stupeur, mon père hurle au téléphone que si je rentre en Alsace je serais obligé d'aller vivre chez lui, que je n'aurais pas le droit de sortir, etc,etc. Je n'y comprends rien. Je demande des explications à «BP» et là , tranquillement, il me dit quel plan foireux il a mis en place avec mon père derrière mon dos pour lui emprunter de l'argent, pour monter sa société. Youpi. Je n'ai pas d'autre choix que de m'impliquer un maximum dans cette boîte. Je m'y retrouve finalement toute seule aux commandes avec un gars que je ne connais même pas, vu que «BP» a décidé de s'acheter une caravane pour vendre des frites et des sandwichs dans un camping. Il ne veut même plus savoir ce qui se passe dans la société. Je suis à bout, je m'occupe des enfants, de la maison et de la société toute seule. «BP» ne rentre plus qu'un jour par semaine (trop occupé au bord de la mer avec ses frites). Je fais du 20h/24. Cela va durer encore deux mois. Les lettres d'huissier arrivent en rafales. Les lettres de la banque s'empilent jour après jour. Quelques mois plus tôt, j'avais du passer la journée avec le comptable pour finir ma formation et j'avais confié ma fille à «BP». Elle a fait une poussée de fièvre, et pris de panique, il m'avait appelé. J'avais interrompu ma formation et j'étais rentrée pour emmener la petite chez le pédiatre. Comme «BP» n'avait jamais d'argent sur lui, il n'avait pas pu l'y emmener. J'avais donc laissé un de mes chéquiers dans un tiroir à la maison avec des chèques signés d'avance pour le cas où cela se reproduirait. C'est par un coup de fil du banquier que j'ai appris que j'étais à découvert de + de 50,000 francs. J'ai pris mes clics, mes clacs et mes enfants et je suis partie. Une fois en Alsace, j'ai pris un appartement avec mes enfants. J'ai pris rendez-vous avec mon banquier pour mettre en place un échéancier afin de régler (mes) dettes. Nous sommes en 1997 à ce moment-là. Il y avait pour 120,000 francs de dettes en tout (une moto, des factures de 4,000/5,000 frs de bars à putes, etc,etc). J'ai effectué mon dernier virement et soldé mon compte en février 2005!!!Deux mois plus tard, «BP» sonne à ma porte. Il était déjà venu auparavant pour me ramener mes meubles, et là il voulait récupérer quelques unes de ses affaires. Je ne lui avait pas dit que je ne voulait plus vivre avec lui, sinon j'aurais pu dire adieu à mes meubles. Il arrive donc, la bouche en coeur, en espérant pouvoir emménager. J'ai jeté toutes ses affaires par la fenêtre. Fin de l'histoire.

# Posté le samedi 29 novembre 2008 21:08